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 ▬ topic groupé

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Le joyeux dandy
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MessageSujet: ▬ topic groupé   Sam 19 Sep - 20:34


avant de poster, pensez à lire les explications concernant ce second scénario. il est également préferable de lire chaque message posté dans le topic de groupe. vous aurez droit à un nouveau message dans le topic de groupe après chaque post du joyeux dandy. gardez l'œil ouvert mes agneaux.
L'hôtel des Lancaster, tout d'or et de cuivre vêtu pour l'occasion, était connu, entre autres choses, pour ses réceptions follement sulfureuses. Les plus agréables, en somme. Et, avec un peu de chance, celle ci n'échapperait pas à la règle. Toute la journée, les domestiques s'étaient activés dans la grande salle de bal. On avait dressé un tapis rouge sang dans le grand hall d'entré, allumé des bougies flamboyantes pour guider les couples clandestins dans le labyrinthe et apporté des serviettes neuves d'un blanc éclatant dans le salon des portes. Tout était parfait. Convenant. Pas choquant le moins du monde. C'est que la malice de cette réception se cachait autre part. Dans les invités, et les costumes étranges qu'on leur avait attribué.

Mr. Lancaster, le maitre de cérémonie déguisé en roi de France, claqua dans ses mains calleuses. L'orchestre débuta sa valse infernale. Les grandes portes de l'hôtel s'ouvrirent. Enfin, la fête pouvait commencer.




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Norah Lou-Ann Richardson

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MessageSujet: Re: ▬ topic groupé   Sam 19 Sep - 21:43

- En QUOI ?!

Norah avait presque hurlé en ouvrant son carton d’invitation à la soirée des Lancaster. En effet, Norah était très encline à faire la fête, mais le look androgyne n’était pas tout à fait son fort. Et, cela mis à part, même si l’idée de se déguiser en Dandy le temps d’une soirée, comme le demandait l’invitation, lui était, par malheur, passée par la tête… Où, une jeune demoiselle d’à peine un mètre cinquante trouverait-elle un costume trois pièces à sa taille ?
Hé oui ! Elle avait tout d’abord pensé emprunter ce joli pantalon gris qu’avait Andrew, son meilleur ami, et le gilet qu’il y associait toujours. Elle adorait cette tenue. Mais Andrew était un jeune homme de plus d’un mètre soixante quinze et du genre plutôt musclé… Elle aurait l’air d’avoir douze ans dans ses vêtements, flottant comme une enfant qui veut jouer aux grands.

Après une demi heure à se plaindre que la famille Lancaster lui en voulait pour des raisons inconnues de tous et qu’elle serait ridicule habillée en Dandy, après avoir pesté contre les murs de ses appartements qu’il était hors de question qu’on lui demande de se comporter en Dandy. Après avoir lentement accepté et fini par trouver l’idée plaisante, sous certains aspects, Norah était sortie de chez elle, direction la boutique du tailleur.

Tony était devenu un ami de la famille Richardson. Phillip, le père de Norah faisait faire tous ses costumes chez lui et Norah, s’étant aperçue qu’il magnait, effectivement, les ciseaux et l’aiguille avec brio, avait fini par ne faire faire toutes ses tenues, elle aussi que par lui.

- Mademoiselle Richardson, je vous souhaite le bonjour.

Tony avait appelé Norah par son prénom jusqu’à son treizième anniversaire, date à laquelle ils avaient tous deux estimé qu’elle était devenue une jeune femme.

- Vous désirez une nouvelle toilette, peut-être ?
- Non Tony, j’ai besoin de votre aide pour… Autre chose.
- Je vous écoute.
- Je voudrais un costume.
- Un déguisement ?
- Non ! Oui… Pas vraiment.


Après plus d’un quart d’heure de délibérés, Tony avait attrapé une feuille de papier, un crayon de bois et commencé à dessiner un pantalon évasé, resserré à la taille qui siérait à ravir à la jeune blonde. Il lui conseilla en boutique un petit marcel blanc et lui promit un gilet sans manche, comme celui de son ami, cousu du même tissu que le pantalon.

Elle décida de relever ses cheveux dans un chignon travaillé, dégageant sa nuque et de mettre l’accent sur ses yeux bleus en les soulignant proprement au maquillage.

Les Dandys étaient coquets, n’est-ce pas ? Norah aussi avait le droit de l’être. Même affublée de ce costume loufoque.

Le tissu du pantalon, frottant sur ses jambes, lui était désagréable, mais elle savait qu’elle s’y habituerait. Se regardant avec insistance dans le miroir, elle se fit la remarque que les hommes n’avaient pas de chance de devoir porter ces choses si inconfortables. La pauvre n’avait jamais porté de pantalon de sa vie, il était évident qu’elle n’en voyait pas vraiment l’utilité. Réalisant que, sous le marcel, son corset était encore trop visible, elle se remercia d’avoir insisté pour que Tony lui fasse aussi ce petit gilet. Evidemment, les Dandys ne portaient pas de corsets. Elle était assez intelligente pour savoir ça. Mais elle n’avait pas d’autres sous-vêtements.

- Dandy… Quelle idée ! Furent les derniers mots qu’elle prononça en riant avant de passer le pas de sa porte, pour monter dans la voiture qui la mènerait à la soirée.

Arrivée devant la porte du Royal Lancaster Hotel, Norah soupira d’appréhension et baissa le chapeau d’Andrew sur ses yeux. Ce soir il serait son porte bonheur, l’objet fétiche qui lui garantirait une bonne soirée. D’un pas décidé, le regard droit, elle avança à l’intérieur et entra, souriante. et impatiente de découvrir ce qu'allait être cette fête tant attendue. Elle devait bien avouer qu'elle avait hate de retrouver l'ambiance, pour le moins particulière, des regroupements artistocratiques chez les Lancaster...
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Anna Maria Cattabiani

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MessageSujet: Re: ▬ topic groupé   Sam 19 Sep - 22:44

Dans quelques heures la soirée commencerait. Debout dans sa chambre, devant son grand miroir doré, Anna se contemplait. Sa tenue était parfaite. Ou du moins presque. Il ne manquait plus que sa coiffure qu'elle comptait bientôt faire elle-même, car elle savait exactement ce qu'elle voulait.

Elle n'en revenait toujours pas. Le bal des Lancaster. Elle était tellement excitée à l'idée de cette soirée que depuis qu'elle avait reçue le carton d'invitation, elle avait consacré presque tout son temps libre à concevoir sa tenue. Et il faut dire qu'elle s'était donnée énormément de mal.
Cela faisait trois jours qu'Anna avait acquérit cette lettre. Le premier jour, elle s'était aventurée avec son amie Amy chez un ami proche de sa camarade qui concevait, paraissait-il, des robes à en couper le souffle. Mais pour Anna, elles n'étaient pas assez bien. Elle voulait la plus belle robe du bal. Celle qui allait la démarquer des autres. Toutes deux avaient alors arpenter de nombreuses rues sans le moindre succès. Elles étaient rentrées bredouilles.

Le lendemain, Anna avait décider de se rendre seule à la recherche de la perle rare. Elle avait trouvé ses chaussures. C'était de petits escarpins noirs tout simple mais élégants. Elle avait longuement cherché sa robe, sans aucun succès. Jusqu'à ce qu'elle se retrouve dans une toute petite rue, au bout de laquelle se trouvait une minuscule boutique d'accoutrement. Anna avait longuement hésité avant d'entrer. Elle s'était rendue dans les boutiques les plus chics de Londres, sans aucune victoire. Comment pouvait elle trouver son bonheur dans une toute petite friperie perdue au plein cœur de Londres? Mais il fallait tout tenter.

C'était exactement celle-là. Elle était faite d'un épais tissu noir, orné d'un ruban en soie rouge en guise de ceinture . Autour du décolleté, de la dentelle couleur vermillon s'ajustait parfaitement avec le reste de la robe. Le jupon était agrémenté de volants, eux aussi, noirs. Elle était simple mais bien conçue, exactement comme Anna le désirait.

En rentrant chez elle, elle était passée chez un fleuriste acheter une rose rouge, de la même couleur que la ceinture.

Et maintenant elle se trouvait là, devant son miroir, à se contempler, fière d'elle même.
Une heure et demi plus tard, sa coiffure et son maquillage étaient prêts. C'était un chignon ravissant, embelli par une grosse rose rouge. Ses lèvres étaient magnifiquement redessinées avec un rouge à lèvres couleur vermillon, et ses yeux d'un bleu profond étaient agrémenter d'un peu de noir sur ses paupières.

Anna se trouvait devant l'hôtel des Lancaster, prête. Elle respira un bon coup, et dans sa somptueuse tenue de flamenco, elle rentra dans le magnifique hall décoré pour l'occasion.
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violet ivory hemingway
✿ la princesse des glaces

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MessageSujet: Re: ▬ topic groupé   Sam 19 Sep - 23:12

Suzy avait à peine seize ans lorsqu'elle avait assisté à l'un des célèbres bal de la famille Lancaster pour la première fois. Elle se souvenait encore de chaque détail, de chaque pensée qui lui avait alors traversé l'esprit. Elle se souvenait de la robe blanche qu'elle avait du porter, de l'irrésistible sensation d'être une meringue sur pattes qu'elle avait ressentit. Elle se souvenait de Blaise, qui, plus beau que jamais, l'avait invité à se joindre aux danseurs. Elle se souvenait qu'il l'avait embrassé, ce soir là, et que, l'espace d'un instant, elle avait presque oublié Ezechiel. Mais ce dont elle se souvenait surtout, c'était du bonheur qu'elle avait éprouvé, parce qu'elle avait enfin eu la sensation d'être vraiment à sa place. Telle une héroïne des histoires de Lewis Caroll. Et ce sentiment, elle n'avait eu de cesse de le rechercher encore et encore.
Ce fut pourquoi Suzy se réjouit tellement lorsque, vers onze heures du matin, elle découvrit le paquet qui lui était destiné dans le petit salon vert de l'hôtel particulier familial. Parce qu'un bal chez les Lancaster était indubitablement synonyme de bonheur et de rires. D'autant plus que le carton d'invitation l'informait qu'elle devrait porter un déguisement. Danseuse étoile. Suzy rit à l'idée de montrer ses jambes et ses genoux. Il y avait quelque chose d'excitant dans le fait de réduire à néant les règles de bienséances. Même l'espace d'une soirée. Sans compter le fait que Penelope, sa meilleure amie et domestique, serait aussi de la fête. Suzy grinça quelque peu des dents quand elle entendit sa cousine diabolique s'écrier qu'elle serait déguisée en Alice aux pays des merveilles et se moquer de l'accoutrement de sorcière de Penelope. Cependant, elle se fit violence pour ne pas lui casser le nez. Elixir pouvait bien dire ce qu'elle voulait, elle ne savait rien des réceptions données par les Lancaster. Et sûrement serait elle trop émerveillée par tant de scandales ce soir là qu'elle en oublierait peut être d'ennuyer sa cousine. Peut être.

Suzy souleva sa cape bleu nuit lorsqu'elle descendit de la diligence des Reynolds. Elle savait que, sous son air ronchon, sa mère avait hâte que sa chère fille dénoue le lien de son manteau. Et fasse mourir d'envie tous ces dandys londonniens au point qu'ils la demandent en mariage. Suzy n'attendit pas de voir descendre le reste de la famille pour se diriger vers les portes de l'hôtel. Elle leur en voulait terriblement de ne pas avoir accepté que Penelope ne se rende au bal dans la voiture familiale, sous prétexte qu'elle n'était que domestique. Suzy déposa sa cape dans les mains d'un des laquais, tous déguisés en ladies, et respira un grand coup. Elle baissa les yeux sur son tutu blanc et ses ballerines roses pâles, directement importées de Russie. Et, passant ses mains dans ses cheveux couleur vanille relevés en un chignon tiré, elle décida que cette soirée serait l'une des plus mémorables de toute son existence.





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maxence allan milhaud

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MessageSujet: Re: ▬ topic groupé   Dim 20 Sep - 2:11

    L'idée saugrenue de participer à un bal costumé l'avait d'abord effrayé. Déjà qu'il n'appréciait pas tellement les bals londoniens, s'il fallait se ridiculiser en portant un déguisement pitoyable pour mieux sympathiser avec ses pires rivaux... « Hors de question. » s'était-il murmuré à lui même. Pourtant, durant toute la semaine qui suivit l'annonce du bal, Maxence fut incroyablement irritable et ne cessait de chasser d'un bref mouvement de main un insecte invisible.
    S'il avait aimé les bals par le passé, c'était uniquement par la présence de ravissantes jeunes femmes fort bien vêtues, sans oublier la pression des doigts d'une cavalière resplendissante à ses cotés. Mais le temps avait passé, à présent il se retrouvait seul et aigri. Comme les doyens d'une grande famille Shakespearienne, pensait-il. Le plus pathétique dans cette histoire, c'était bien lui, assit dans son salon à siroter en pantoufles !
    Ce fut donc sur cette pensée, cette gifle en quelque sorte, que le pianiste se précipita vers sa femme de chambre pour lui demander conseil. La pauvre femme n'arrivait pas à imaginer l'homme dans un quelconque déguisement loufoque, et ne pouvait donc lui être d'aucune utilité. D'ailleurs, elle s'apprêtait elle-même à réfléchir à un costume pour sa propre personne. Il ne fallait pas oublier que le bal était ouvert à tous, nobles, bourgeois, noblesse bourgeoisie et toutes les sous classes de la capitale. Une occasion en or de rencontrer l'âme soeur, ou tout simplement quelqu'un qui pourrait vous apporter un peu de réconfort dans une vie plutôt morne. Et la femme de chambre, femme à tout faire en réalité, se réjouissait d'avance de pouvoir quitter les quartiers de son maitre dans un autre but que de faire les marchés à la recherche d'aliments exotiques.

    « Il me faut un masque, je ne veux pas être reconnu, pas du tout ! » sifflait Maxence entre ses dents, l'air courroucé. Un masque était plus pratique que le maquillage, surtout qu'il n'avait nullement l'intention de ressembler au Roi Soleil. Dans un éclair de réflexion, le jeune homme se remémora les masques que sa mère possédait. Elle disait les avoir achetés à Venise, au temps des célèbres carnavals. Il tenait son costume, et il se doutait que personne ne serait plus ridicule que lui. Mais aucun ami, aucune amante, personne ne pourrait le reconnaitre. Au fond de lui, il espérait simplement ne pas trop attirer les regards, au risque de se retrouver terré dans un trou de lièvre à des milles du centre ville avant que le bal ne puisse devenir intéressant.
    A quelques heures de la cérémonie, il se sentait plutôt serein. Son pantalon de costume était enfilé, large et coloré, les pans d'une vieille chemise blanche rentrés soigneusement. Maxence tira sur la bretelle droite, l'enfila en gesticulant et s'occupa de la gauche. Après un long moment d'hésitation, il admira la veste rapiécée qu'il devrait porter pendant de très longues heures, ainsi qu'une ceinture de plus mauvais goût. Et le pire était encore à venir, croyez moi.

    « Je peux encore annuler... Une missive me faisant passer pour souffrant, ou bien même mort ! Oui, je suis mort. » se disait-il, à mi-voix. D'un geste ferme, il s'administra une légère claque sur la joue et se ressaisit. Le dos bien droit, la tête haute, il enfila sa veste, noua une ceinture en cuir autour de sa taille pour y accrocher un vieux chiffon bordeaux. D'un pas ferme, il sortit de sa chambre à la recherche des chaussures qu'il avait arrangées pour l'occasion. De merveilleux petits mocassins qui lui venaient de sa campagne française, avec pour cette fois, un ruban doré noué tout autour. Il les enfila non sans peine, car les bas qu'il portait à cet instant était bien trop épais, puis il posa un béret sur le haut de son crâne, sans même s'être coiffé.
    Avant de quitter ses appartements, il jeta un coup d'oeil dans un petit miroir miraculeusement situé à quelques mètres de son visage. Ce qu'il y vit le fit sursauter de frayeur, car il avait oublié le plus important : son masque.

    S'il avait décidé d'aller à la réception des Lancaster à pieds, c'était par pure crainte qu'on ne puisse le reconnaitre dés son arrivée. Ce fut donc accompagné d'une allure déplorable que le jeune homme se dirigea vers l'hôtel, son déguisement parfaitement porté. Il faillit plusieurs fois se faire renverser par les diligences qui affluaient toutes vers le grand bâtiment fortement illuminé.
    Maxence traversa la rue en direction de la lourde porte d'entrée, honteux de son costume qui paraissait si peu raffiné comparé à ce qu'il avait pu voir jusqu'à présent. Pourquoi avait-il choisit de se camoufler derrière le déguisement approximatif d'un Arlequin, tout du moins de ce qu'avait pu lui en dire sa tendre mère ? Il aurait pu tout aussi bien choisir le costume d'un bouquetin irlandais.
    La réalité était toute autre. Car le voici donc, dans ses vêtements aux tissus rapiécés de couleurs vives qui ne connaissent aucune harmonie, une queue de furet accrochée au bout de son béret -le rendant d'autant plus dur à porter, sans oublier son masque noir aux traits grossiers qu'il avait fait confectionner par un cordonnier l'avant veille. Cherchez l'erreur.
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marley iseult baxter
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MessageSujet: Re: ▬ topic groupé   Dim 20 Sep - 11:26

Le maître de maison, monsieur Lancaster, infligeait ce rituel qu'était un bal costumé, chaque année, depuis une éternité. Il distribuait des costumes à chacun et leur attribuait un partenaire. Il n'était pas facile de négocier avec celui-ci puisqu'il refusait de laisser sous-entendre son bal au préalable, souhaitant faire la surprise à l'ensemble des londoniens. Toute la matinée, Sybelle avait lu et relu une vingtaine de fois son carton d'invitation d'une écriture cursive et de manière écolière. Les lettres étaient rondes et il y avait un fort espace entre chaque mot. C'était exactement l'écriture de monsieur Lancaster. Ce dernier lui avait attribué le costume de bergère. Cela fût fort difficile de trouver un complet de bergère qui lui irait bien mais elle trouva finalement un tailleur qui revendait des déguisements d'excellente qualité à bas prix. La jeune femme sortit le porte-feuilles de santino lorsqu'il fût temps de payer et en extirpa une liasse de bilelts. Revenue chez elle, elle dût l'essayer maintes et maintes fois pour parvenir à apprécier ses courbes cachées sous cet abominable châle en laine. Elle portait une robe large et évasée, en soie noire, ornée de petits rubans en satin accrochés autour de sa taille. Ses cheveux blonds étaient attachés en un chignon tressé, coiffure effectuée avec grâce de la part de la femme de chambre de la courtisane. Sur le haut de son crâne, un chapeau en paille avait été déposée soigneusement. Elle ne se reconnaissait pas. Elle avait l'impression d'être quelqu'un d'autre, qu'une autre personne habitait en elle, tellement différente. Elle finit par se persuader que c'était bien la courtisane qu'elle était et demanda à santino de l'accompagner jusqu'au royal lancaster hotel. Il acquiesça, lui épargnant les quelques compliments amoureux qui auraient pu la mettre de mauvaise humeur. Sybelle était comme ça, on ne pouvait pas la changer. Impulsive, spontanée, enfantine. Elle saisit la main de son fiancé qui l'aida à se hisser dans la petite charrette. Cette dernière suivait les deux chevaux de course qu'il avait récemment acheté à une veuve couverte de dettes. Le voyage était long. Sybelle dût se faire violence pour ne pas arracher le tissu noir fabriqué en France qui constituait sa robe. Néanmoins, elle était plutôt fière de son costume, malgré le fait que cette épaisse matière couvre entièrement ses hanches anguleuses. Arrivés devant la bâtisse appartenant au maître de maison, monsieur Lancaster, devant laquelle une cohue attendait, priant pour entrer, même sans avoir reçu le carton d'invitation. Santino tenait toujours sa main avant de pénétrer dans la volumineuse salle de bal, pour seul éclairage un magnifique lustre datant de plusieurs siècles. Elle ne put s'empêcher de sourire, tandis que l'élite londonienne la scrutait d'un œil mauvais. Malgré ce costume qui cachait tous ses atouts, elle n'en restait pas moins belle. Et pas moins reconnaissable. Son regard restait rivé sur les chaises d'acajou, installées au fond de la salle. Elle ignorait tout de cette bâtisse mais savait pertinemment que les lancaster étaient couverts de fortune. Au fond de son cœur, une lame le transperça, laissant paraître une pointe de jalousie de sa part. Elle plissa les yeux, se retournant vers santino d'un air jovial et à la fois attristé. « je ne sais qui est ta partenaire mais tu devrais aller la rejoindre. Elle t'attend sûrement. » murmura-t-elle avant de l'embrasser tendrement. Elle avait appris récemment que sa partenaire n'était autre qu'elixir calypso reynolds, la cousine de suzy, son amie. Elixir était connue, entre autres, pour sa malice. Suzy l'avait plusieurs fois qualifiée de cousine diabolique, un cadeau empoisonné, en quelques sortes. Sybelle dût avouer qu'elle l'avait aperçue plusieurs fois mais ne lui avait jamais adressé la parole. Était-ce un signe ? Devant elle, les couples dansaient harmonieusement, dans une démarche digne et gracieuse. Elle suivit son fiancé des yeux, qui allait rejoindre l'un de ses amis, sans prêter attention aux autres personnes l'observant. Cette soirée allait être excitante mais finirait mal. Intuition féminine.

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TAKE A BREATH, TAKE IT DEEP CALM YOURSFEL, HE SAYS TO ME IF U PLAY, U PLAY FOR KEEPS TAKE A GUN, AND COUNT TO THREE I'M SWEATING NOW, MOVING SLOW RUSSIAN ROULETTERIHANNA
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MessageSujet: Re: ▬ topic groupé   Dim 20 Sep - 16:10

[ H.S.: Je suis navrée de la longueur de mon texte qui peut avoir un effet "repoussoir". Pour que ceux qui n'ont pas envie de le lire entièrement puissent au moins savoir le costume de mon personnage, je vous le dis tout de suite : elle est habillée en danseuse de french cancan, ce qu'elle trouve plutôt malsain mais qui, finalement, l'amuse ! ^.^ Voilà... ]

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    « Sapristi ! Maman avait raison… Sur toute la ligne… Elle n’a jamais parlé avec autant de justesse qu’en affirmant que les londoniennes se plaisent à des futilités pleines de sottises, et que les londoniens restent, malgré le bon ton dont-ils s’efforcent de faire preuve, de concupiscents personnages… Diantre ! Jamais je n’aurais songé qu’une jeune femme de ma condition en soit réduite à de telles extrémités pour sauver ses convictions… »

    Tels étaient les raisonnements internes de mademoiselle Rochester, qui, debout sur un petit escabeau capitonné de velours vert, observait d’un air sévère son reflet, dans le miroir au cadre d’or qui ornait le mur du salon de madame Margaret Rochester. Cette dernière, n’accompagnerait pas ses petits-enfants au bal des Lancaster. Oxance voyait cela comme une aubaine : le vieux dragon ne les surveillerait pas, de cette manière. La demoiselle se perdit un instant dans des songes profonds. Des souvenirs pailletés lui revinrent en mémoire. Ses cinq jupons superposés aux couleurs vives et bariolées qui tourbillonnaient effrontément en un quadrille effreiné, les rires des Irlandais par les soirs d’été, la brise humide qui caressait son visage tout en lui apportant les embruns aux saveur de romanesque et de passions des terres de Tara. Il ne s’agissait nullement de son premier bal, et, malgré son jeune âge, elle pouvait se vanter de posséder une grande expérience en la matière. Néanmoins, les fêtes, en Irlande, ne ressemblaient visiblement en rien à celles de Londres. A cette idée, elle émit un claquement de langue agacé, qui fit visiblement peur à la jeune domestique qui s’activait autour d’elle, aiguilles en main. Chacun avait appris à craindre les accès de fureur de la volcanique Sulky, et, par effet de contraste, on en chérissait que plus ses instants de douceur. Cependant, notre Irlandaises aux yeux d’ambre sortait très vite et très facilement de ses gonds, car tempêter, rouspetter, et se mettre en colère, en plus de la rendre profondément jolie à son insu, l’apaisait invariablement, aussi curieux que cela puisse paraître. Voilà deux semaines qu’elle avait reçu le carton d’invitation au bal des Lancaster. Elle avait ri -un rire au combien jaune !- en en lisant le contenu. D’une part, elle avait trouvé particulièrement distrayant d’imaginer sa peste de sœur, Izold, déguisée en Religieuse lors de ce grand bal, sachant que celui-ci devait représenter beaucoup aux yeux de son aînée, qui faisait des pieds et des mains pour se trouver un mari, ces derniers temps. Ensuite, la découverte de son propre costume l’avait frappée d’épouvante, non pas qu’elle craignait les « qu’en dira-t-on », loin de là, mais plutôt parce qu’elle avait tout de suite cerné les aspects de ce bal : organisé par un vieux croûton lubrique, composé d’oies faussement candides, et de bellâtres aux idées vraiment déplacées. Vous songez sans doute, lecteur, que notre Oxance se montrait bien pessimiste et profondément cassante. N’ayez crainte ! Personne ne se prêtera mieux qu’elle à ce petit jeu qu’elle jugeait pourtant grotesque.

    - Si votre pauvre mère savait ! Mademoiselle… Etes-vous sûre… Je veut dire… Ce n’est pas convenable… Enfin…

    Rebecca était au service de la famille Rochester depuis plus de sept ans. Elle était une couturière hors-paire, mais, à l’heure actuelle, elle n’arrivait pas à savoir si elle devait réellement continuer son ouvrage. Elle craignait tout particulièrement que « Mademoiselle Rochester » soit critiquée, et plus encore que des échos de ce bal parviennent aux oreilles de Madame Charlotte Rochester, qui lui avait fait promettre, avant de partir, de veiller sur sa fille de son mieux. Or, elle avait le sentiment irréfutable que cet accoutrement porterait préjudice à sa jeune maîtresse. Oxance, pour toute réponse, secoua ses longues boucles brunes, et dit d’un ton grinçant que le décolleté de cette robe « n’était de toute évidence pas assez échancré » pour « ce qu’elle en avait à faire », ajoutant un « bon sang ! » non maîtrisé plein d’agacement, qui fit repartir de plus belle la domestique dans son ouvrage.

    De toute évidence, Sulky ne se détournerait jamais de son objectif. Elle se souvenait l’avoir clamé haut et fort, un jour qu’un homme s’était porté acquerreur de Lightfield, sa demeur en Irlande. Jurant que la tricherie, l’humiliation, l’escroquerie, l’hypocrisie ne l’arrêteraient jamais, elle avait affirmé avec véhémence qu’elle serait toujours l’unique propriétait de cette maison. Or, il lui fallait pour cela se montrer courtoise et être appréciée des messieurs et des dames de Londres. C’est pourquoi elle se rendrait sans détour à ce bal fastueux. Elle dit à Rebecca d’un air dégagé qu’elle voulait un chignon « outrageusement haut », car il fallait nécessairement que l’on « puisse voir sa nuque et son cou ». La domestique pâlit imperceptiblement, mais s’exécute évidemment. Mademoiselle Rochester, quant à elle, remonta subitement sa jupe, produisement un bruissement d’étoffe feutré, dû aux innombrables volants de son jupon. Ses jambes, longues et fines, semblaient indécemment parfaites, dans de telles circonstances, portaient à merveille ces bas noirs, tendus par des jarretières, qui leur donnaient du galbe et une forme élancée. Vraiment, aussi injurieux que soit ce costume, nulle autre aurait été en mesure de se vanter de le porter mieux qu’Oxance.

    - Ne fais pas ces yeux-là, Rebecca, fit-elle, à l’adresse de la domestique, d’une voix plus douce que précédemment. Ce n’est qu’un bal, et, faute de m’amuser, j’y amuserai sans doute ceux qui me verront ainsi accoutrée !

    Du reste, la robe était plutôt jolie, malgré son côté très peu moral est un peu trop suggestif. La masse épaisse de son tissus suivait admirablement chacun des mouvements de la jeune fille. Le velours alizarine chevauchait sublimement les jupons de mousseline et de satin blanc, qui, très volumineux, donnaient de l’ampleur à l’ensemble de la tenue. Le corsage, au décolleté ovale, arborait une échelle de rubans blancs et était piqué de fils d’argent qui lui donnait un petit côté festif et enjoué. La demoiselle avait l’air de la plus parfaite des gourgandine, et ce fait s’accentua encore lorsqu’elle fit ajouter des plumes rouges à sa coiffure, et que quantité de ses boucles anglaises furent ornées de perles et de petits bijoux scintillants. Rebecca avait l’air de plus en plus effaré. Sulky se dit d’un ton las, intérieurement, que la servante avait l’air aussi gêné que si c’était elle qui portait cette tenue. Fort heureusement, Oxance n’avait pas autant de cette pudeur candide, et arrivait malgré tout à rester imperturbablement élégante dans son attitude. Pour parure, elle choisit une rivière de clinquant tapageur, de grenats flamboyants qui, une fois autour de son cou gracile, ne firent que mettre en valeur la grande impudence de ce décolleté bordé de dentelle rouge d’amarante. Quelques petits bracelets dorés virent tintiner gaiement autour des poignets de la jeune fille, qui se considéra enfin prête, c’est-à-dire parfaitement indécente et pourtant terriblement désirable. Elle demanda néanmoins à Rebecca de lui donner le « pot de rouge » qu’elle avait acheté le matin même. La servante se récria finalement, expliquant que, vraiment, madame Charlotte Rochester ne serait pas d’accord avec cela, si elle le savait. Les yeux de chat d’Oxance lancèrent des éclairs, alors qu’elle sautait d’une manière très légère au bas de l’escabeau.

    - Maman n’est pas ici ! C’est moi qui décide, en son absence ! Et, puisque me voir aussi voluptueusement immorale est le désir de mon hôte, je te jure que je serai la plus jolie traînée de toute la ville de Londres ! Elles en feront toutes une jaunisse -et ma religieuse de sœur la première- en voyant que je puis jouer le rôle d’une danseuse de french cancan avec autant de conviction ! J’irai aussi à cheval… La modestie et la bienséance ne sont pas indiquées, quand on est vêtue ainsi…

    Et avant que l’impétueuse danseuse de french cancan ait l’idée de manifester sa fougue en brisant une des statuettes de jade qui ornaient la desserte non loin, la porte du salon s’ouvrit doucement sur un jeune homme lui aussi déguisé, qui portait un masque de Nô. Il s’agissait du domestique qui accompagnerait Oxance et Izold chez les Lancaster, Sakurai. Mais le jeune homme au regard d’onyx était avant tout un ami cher au cœur de la demoiselle toute de froufrous vêtue. En cet instant, le discret Sakurai apparut à la jeune fille comme resplendissant de beauté. « Il y en aura au moins un de nous d’élégant », songea-t-elle. En effet, le est une forme de théâtre japonais, et il existe plus de cent masques avec des expressions différentes, pour illustrer les sentiments des personnages. Le masque que portait Sakurai représentait à la fois une forme de beauté et de mélancholie qui conféraient au jeune homme un charme calme, tout particulier, et propre à lui-même. Il ne se permit aucun commentaire sur la tenue pour le moins fantasque de la demoiselle, mais ne put s’empêcher de sourire légèrement, en la voyant dans une telle posture effarouchée. Oxance, quant à elle, se calma dès qu’elle vît sont compagnon, et, partant d’un petit rire enjoué, posa sur son propre visage un masque de velours vermeille, orné de perles brillantes et de plumes, qui ne lui couvrait que le haut du visage.

    - A nous deux, cher monsieur Lancaster ! Je trouverai bien un moyen de tirer profit de votre petit jeu malsain…
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Jane Carolyn Gresham

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MessageSujet: Re: ▬ topic groupé   Dim 20 Sep - 20:48

    Il y a de ça plusieurs jours maintenant, Jane avait été réveillée de très bonne heure par les exaltations de sa jeune sœur Erin, lorsque cette dernière avait ouvert l’invitation des Lancaster. Heureusement pour Jane Carolyn, Beth et Mary ne logeaient plus au foyer familial depuis qu’elles s’étaient toutes deux mariées, et par conséquent la maison était un tantinet plus calme. Imaginez les trois sœurs en train de glousser… La brunette encore allongée sous les draps en avait mal à la tête rien que d’y penser. Bien sûr elle aimait les bals, oui elle adorait ça même, mais seulement, elle n’avait jamais compris les comportements exagérés de ses sœurs et sur ce point là elle partageait l’avis de Martin, son frère. Ce bal promettait d’être riche en originalité. En effet, chaque convive devait porter un certain costume. Celui de Jane avait donc été livré en même temps que celui des autres Gresham et de l’invitation. La robe était à présent posée sur son lit, elle était plutôt simple, d’un tissus sans doute peu coûteux, et puis quelques détails venaient parfaire ce costume plus vrai que nature. Ainsi on constatait que le bas de la robe était usé, déchiré à certains endroits, comme si on l’eut déjà portée et qu’elle eut été trop longue. En fait, on eut dit une parfaite réplique de la robe de Catherine, la domestique des Gresham. Un masque très simple était joint, l’on pouvait choisir de le porter ou non ce soir. Jane l’utiliserai. Pas question d’être vue dans un tel accoutrement. Pour sa longue chevelure, elle avait demandé conseil à Catherine elle-même, ce serait donc une simple natte.

    Pauvre/domestique.. suis-je donc assez convaincante Catherine ?
    , avait-elle ajouté un fois prête.

    La domestique avait acquiescé avec un large sourire. La diligence arriverait maintenant dans quelques minutes à peine. Erin, quant à elle, devenait insupportable, elle était d’ailleurs fin prête depuis plus d’une heure.
    Jane Carolyn souleva sa robe à l’aide de ses deux mains par habitude, laissant apparaître ses souliers aux petits talons de bois, Martin venait d’annoncer l’arrivée de la voiture. La jeune femme salua alors Catherine avant de descendre rapidement au rez-de-chaussée.

    « Amusez-vous bien Miss Jane ! ..Et vous aussi Miss Erin », avait-elle lancé.

    Les Gresham au complet, ou presque, montèrent dans la diligence et arrivèrent bien assez tôt à destination. Devant eux se dressait le Royal Lancaster Hotel, dans lequel pénétraient de nombreux convives, tous vêtus de costumes divers et variés. Jane abaissa son masque sur la partie supérieure de son visage, ne dévoilant ainsi qu’une partie de celui-ci et descendit de la voiture après son frère et sa sœur. Elle entra dans le hall de l’hôtel, laissant derrière elle sa famille. La brunette balaya instinctivement la salle du regard, sans trop prêter attention à la beauté des lieux, à la recherche d’une figure qui lui serait familière, sans résultat. En effet, la majeure partie des invités portait un masque également… Où étais donc son cavalier ..?
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elixir calypso reynolds
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MessageSujet: Re: ▬ topic groupé   Mer 23 Sep - 15:03



      e l i x i r . - « Je n'en attendais pas moins. »


    Pendant une fraction de seconde, une constellation était apparue dans les yeux de la belle elixir. Mais vous n'avez pas pu la voir. Impossible. Elle l'a cachée. Montrer qu'un de ses grands rêve était sur le point de se réaliser n'était pas concevable. A la place, elle a prit son air froid et supérieur, faisant comme si elle avait toujours su qu'elle aurait un jour entre les mains ce petit carton rouge imprimé de lettres d'or. Le texte écrit de main de maître l'invitait à une fête des plus luxueuses et des attendues. Le bal costumé des Lancaster. Miss reynolds elixir avait moult fois entendu parlé de cette famille, de ses fêtes surtout. Étant arrivée à Londres depuis peu, elle n'avait encore jamais eu l'occasion d'être invitée à une de ces réceptions mais elle en avait rêvé. Elle avait espéré très fort. Et ce jour là, quand elle était rentrée dans sa chambre aux moulures dorées elle avait trouvé, sur son édredon une boîte. Une grande boîte aux dimensions rectangulaires sur laquelle était posée une enveloppe. Une invitation pour être précise. LA fameuse invitation.
    Un petit regard en bas du carton. vous trouverez ci-joint, le costume que vous devrez porter pendant les réjouissances. Voilà ce que contenait la boîte. Un costume. Les Lancaster avaient offert un costume à chacun de leurs invités.

    Elixir s'assit sur son lit, en amazone, toujours très élégante. Elle ramena le paquet vers elle et entreprit de défaire le beau nœud rouge. Elle ouvrit la boîte. Les coins de ses lèvres se relevèrent en un sourire enfantin. Elle souleva dans les airs la petite robe bleue. Elle la plaça devant elle et regarda dans son miroir. Cela rendait très bien. La petite robe bleue lui arrivait au dessus des genoux, ce qui était un peu inhabituel pour une jeune lady. Mais après tout, elixir ne s'était jamais conformée aux règles. Sur la robe, un tablier muni de deux poches. Alice. La belle Alice et son pays merveilleux. Elixir n'aurait pas pu rêver mieux comme déguisement. Une jeune fille, perdue dans les méandre de l'extase. Son pays avait tout à voir avec celui que l'on visitait après avoir consommé quelque étrange substance. Un pays dont elle avait tant de fois rêvé étant enfant. Le conte de Lewis Carroll avait bercé son enfance. La reine de cœur avait toujours fasciné miss elixir. Son pouvoir, sa faculté de dire ce qu'elle pense et de se faire respecter.
    Elixir allait devenir Alice. Ce ne serait que le temps d'une nuit, peut-être un peu plus, mais elle comptait profiter un maximum de cette soirée car après ça, elle retournerait à la réalité. Dans le paquet il y avait aussi un serre tête bleu, des chaussettes et des souliers vernis noirs. Elle serait très belle ce soir là. Elle avait même prévu de mettre le loup noir également fourni afin qu'on ne la reconnaisse pas et qu'elle puisse s'amuser d'autant plus.

    Dans le couloir, elle entendit pénélope au bord de la crise d'hystérie. Alors comme ça, elle aussi avait été invitée? Les Lancaster invitaient des domestiques maintenant? Étrange. Enfin, peut-être avaient-ils l'intention d'engager un nouveau larbin. Elixir se prit à espérer que pénélope fasse bonne impression. Cela aurait pu être considéré comme de la gentillesse mais n'oubliez pas que nous parlons d'elixir et de pénélope. Si pénélope faisait bonne impression sur les Lancaster et que ceux-ci cherchaient réellement une nouvelle domestique, elixir serait débarrassée que la brune. Mais de toute façon, mieux valait ne pas trop en rêver, les reynolds, et en particulier suzy, ne lâcherai pas pénélope si facilement.
    La grande blonde sortit de sa chambre. Quand elle vit le costume de pénélope, elle ne put réprimer un fou-rire. Une sorcière. Pénélope serait, le temps d'une nuit, une sorcière. Elle lâcha un réplique odieuse et alla informer la maisonnée de la nature de son costume à elle, qui était tellement plus beau, tellement plus original et serait tellement plus apprécié.

    Huit heures, l'heure du crime. Heu... non, attendez, ce n'est pas ça. Mais peu importe. Huit heures avaient bel et bien sonné et la famille reynolds accompagnée de ces domestiques n'allaient pas tarder à se rendre chez les Lancaster. Elixir descendit l'escalier qui menait dans le hall, faisant au passage tourner les têtes de certains mâles de la maison. Quelques minutes plus tard, elle était assise dans la voiture familiale en compagnie de sa cousine. Elle arborait se petit sourire suffisant qui lui était propre. Elle se ferait un malin plaisir ce soir à mener la vie dure à suzy mais il ne fallait pas que cela soit son unique passe-temps, elle avait bien l'intention de faire le nouvelles rencontres, de belles rencontres.
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Santino Di Cierco

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MessageSujet: Re: ▬ topic groupé   Jeu 24 Sep - 21:15

    Il y a quelques jours de cela, Santino avait reçu le carton d'invitation au bal des Lancaster. Il avait froncé les sourcils quand ses yeux avaient capté le mot 'déguisé', et quand son regard avait glissé sur le costume qu'on lui imposait de revêtir, ainsi que la partenaire qu'il était supposé accompagner devant la soirée, ses pupilles s'assombrirent franchement. Lui, Santino Di Cierco, dandy respecté avant que le joyeux dandy ne dévoile son histoire avec Sybelle, mais néanmoins toujours estimé, allait devoir ce rendre à cette sauterie puérile déguisé en capitaine des pirates, accompagné de Suzy Caliopee Reynolds elle même. Suzy, délicieusement attirante, mais inaccessible du fait qu'elle soit la cousine de Sybelle. Suzy, qui aurait pu lui faire tourner la tête s'il avait voulu être un dandy respectable, justement. Comme son amante le penserait quelques jours plus tard, la soirée s'annonçait pleine de rebondissement. Et c'est pourquoi il décida en premier lieu de ne pas s'y rendre, dérogeant une fois de plus à la règle. Il ne voyait pas pourquoi il irait, il ne voyait pas à quoi ça l'avancerait. Ce fut une fois de plus Sybelle, avec son regard mutin et ses cheveux blonds, enthousiasmée, ne rêvant que d'une chose: acheter son costume et s'y rendre, pour être une nouvelle fois exposée au public, qui le décida. Il lui donna l'argent nécessaire pour qu'elle acheté son costume, et, séparément, il alla acheter le sien, la veille du grand évènement. Il avait fait en sorte que ce soit le plus sobre possible, mais au premier jet du futur costume: un pantalon simple, mais noir sale, une chemise un peu trop propre et un bandeau, il parut évident que ce n'était pas assez. Il laissa faire le tailleur, un homme très en train qui n'arrêtait pas de dire qu'il rêvait d'aller à ce bal. Grand mal lui en prit: quand le tailleur en eut fini, il portait un pantalon du même noir sale mais honteusement moulant, finissant sur des bottines de cuir, une chemise déchirée à certains endroits et salie intentionnellement. Le bandeau avait été abandonné, mais une bande en cuir partait de son épaule pour s'accrocher à sa taille. En somme, il était on ne peut plus indécent. Il fut sur le point de répliquer, puis il fixa son reflet dans le miroir. N'étais-ce pas la meilleure et plus subtile façon de déclarer à ce monde bien trop surfait qui le blâmait d'aimer une courtisane, et qui ferait bien de repenser sa façon de fonctionner? Il paya donc son costume, remit ses habits de tous les jours, et se rendit chez lui.

    Le lendemain, quand il prit le chemin de chez Sybelle, fièrement moulé dans son costume de pirate, il eut la surprise de la découvrir en jeune bergère terriblement innocente, sa tenue cachant absolument toutes ses formes. A l'air de la jeune femme, qui ne réagit même pas à son accoutrement, il se retint de la complimenter sur son visage sublime, mis en valeur par ses cheveux relevés, sa bouche et son menton dressé de façon orgueilleuse, si jolis quand elle faisait la moue. Ils allèrent donc à l'hôtel Lancaster muets comme des enfants promis l'un à l'autre, bien trop conventionnels qui n'osent pas se regarder, et elle effleura à peine sa main quand il l'aida à descendre de la charrette dans laquelle ils avaient fait voyage. Lui, en revanche, saisit fermement la sienne, ayant bien l'intention de ne pas la lâcher de la soirée. Il n'osait même pas se l'avouer à lui même, mais il savait qu'elle était en colère, et avait l'impression que c'était contre lui. C'était une illusion dérisoire, bien sur, mais cela le plongeait dans une profonde mélancolie. Il avait un besoin constant du contact de Sybelle, de son attention, de son amour. Quand ce n'était pas le cas, il se sentait comme en équilibre instable au dessus d'un gouffre béant. Il doutait. Or, un Di Cierco ne doutait pas. Particulièrement pas Santino. Il eut envie de la secouer dans tout les sens, juste pour attirer son attention. Mais il n'avait pas tout perdu de son dandysme, loin de là. Il lui serra juste plus fort la main. C'était ironique, d'ailleurs, cette situation. Habituellement c’était elle qui prenait les initiatives. Elle qui était habillé de façon provocante. Lui qui faisait la gueule, elle qui souriait à tout ces idiots. Et voilà que lui, dans toute la splendeur que son corps pouvait exhaler, prenait le dessus. Il eut un soupir de soulagement et eut envie d’embrasser Sybelle quand elle se tourna vers lui d’un air jovial. Je ne sais qui est ta partenaire mais tu devrais aller la rejoindre. Elle t'attend sûrement. Il se mordit les lèvres. Il avait complètement oublié cette histoire ridicule de partenaire. Il la voulait elle, sa Si belle, pour toute la soirée. Au diable Suzy ! Ce qu'il n'osait pas s'avouer, c'est qu'il avait peur que Sybelle le prenne mal. Elle était aussi honteusement jalouse que lui, et Suzy était superbe, et Suzy était sa meilleure amie. Son esprit embrumé l'empêchant de réagir autrement, il fit l'amoureux.

    << Oh, non... M'est-il permis de rester avec vous, rien qu'avec vous mon amour?


    Il la vouvoyait souvent. Quand il se sentait désespérément amoureux comme à ce moment précis, ou quand il voulait jouer avec elle. Il eut envie de rajouter 'vous êtes scandaleusement belle', mais la foule se faisait dense, et il savait la belle d'assez mauvaise humeur pour l'envoyer valser. Cela dit, il hésita un instant: préférait-il se faire envoyer sur les roses par Sybelle, ou lui apprendre qu'il était supposé passer la soirée en capitaine des pirates indécent avec Suzy Caliopee Reynolds, dont il ne connaissait d'ailleurs pas le costume? Il se mordilla les lèvres et, lentement, très lentement, baissa son visage vers le sien, pour lui voler un baiser.


[mon post est dramatique...je m'en excuse d'avance.]
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Heathcliff Tom Winewright
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MessageSujet: Re: ▬ topic groupé   Mar 29 Sep - 19:00

      Diantre ! Je suis en retard !


    Sept heures. Heathcliff se précipita dans sa chambre, et à son grand bonheur, Teddy avait tout préparé avec grand soin. D'ailleurs, à ce moment, il pensa que personne n'était meilleur domestique que T, comme il le songeait plusieurs fois dans la semaine. Il en avait vu passer des domestiques, des bons et des mauvais, des fainéants mais aussi des travailleurs, des bavards et des silencieux ; et parmis ceux-là, Darlington était parfait. Il savait tout des pensées d'H, il savait quasiment tout de sa vie privée - à croire qu'il espionnait H - et agissait toujours bien, impeccablement. Que demander de plus ?

    Une toque d'indien était posé majestueusement sur une chaise, dont le coussin avait des motifs brodés finement avec du fil en or. Avant de l'enfiler, tel un chef indien, le dandy prit soin de mettre son costume qui l'attendait sur son lit. Il était authentique, on en avait fait ramener un d'Amérique où les Peaux Rouges étaient alors déportés et emmenés à l'école où ils étaient forcés d'apprendre l'anglais, et de porter des uniformes. Heathcliff eut alors une pensée, comme une rêvasserie, pour ces indiens, qui étaient massacrés et dérangés sur leur propre terre. Il songea longuement à l'indien qui avait du porter ce costume, à qui on avait enlevé de force pour le lui ammener, ici, à Londres. Qu'était devenu cette personne ? Avait-elle eu un nouveau vêtement ? Avait-elle été transportée en ville, pour servir ou être envoyé de force à l'école ?
    La plupart des anglais, de la haute caste comme lui, ou pauvre, peu importe, n'aurait point pensé à ces pauvres indiens et aurait enfilé avec amusement et joie cet accoutrement. Mais Heathcliff était différent. Il songea une dernière fois à l'individu, inconnu mais qu'il remercia profondément mentalement, puis endossa l'habit, délicatement, comme si ce fut un trésor.

    Le jeune homme se regarda alors dans le miroir. Comme il était beau ! Il mit doucement la coiffe sur sa tête, il était tout excité à l'idée d'aller à ce bal masqué. Une domestique entra dans la chambre pour arranger et vérifier une dernière fois que le costume d'Heathcliff était bien mis, attacha un masque noir et discret sur son visage, qui mettait en valeur les yeux lapis-lazuli du dandy, puis sortit, en lui souhaitant de passer une bonne soirée.

    Une voiture attendait dehors, à l'entrée de l'appartement des Winewright. Heathcliff descendit rapidement les escaliers quand une domestique - la même que quelques instants plus tôt - le retint pour lui mettre un peu de rouge à lèvres. Comment, lui mettre du rouge à lèvres ? N'était-ce pas curieux et ridicule ? Ensuite, elle proposa un miroir. En se regardant, H eut un sourire satisfait, remercia la bonne puis partit. En faisant attention à son vêtement, le dandy grimpa le marchepieds puis s'installa.

    Une joyeuse musique retentissait déjà en provenance de l'hôtel. Il pénétra dans le bâtiment. Il cherchait une certaine Blythe Jane Bowen. Il était incroyable qu'il ne l'ait jamais rencontré. Comment allait-il faire pour la retrouver ? Il ne savait même pas quel était son déguisement... Il se trouva alors bien malin. Elle pouvait être n'importe qui parmi cet océan de personnes. Heathcliff arbora alors son plus beau sourire, puis attendit, en espérant ne pas manquer sa mystérieuse cavalière...

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Blythe Jane Bowen
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MessageSujet: Re: ▬ topic groupé   Mer 30 Sep - 20:36

    la buée se déposait sur la fenêtre de sa chambre. Elle tenait une tasse de Earl Grey à la main, et un biscuit breton de l'autre. Blythe était plongée dans ses pensées, elle réfléchissait a elle, a sa vie, a ce qu'elle aurait put faire et ce qu'elle aurait manquer si elle avait pris telles ou telles décisions. Le ciel nuageux de Londres la faisait frémir. Elle avala une simple gorgée de thé bien chaud puis se leva. Sa chambre d'hôtel, dans laquelle elle vivait depuis près de deux mois, était fort confortable. Cet après midi là, Blythe était songeuse. Un bal avait été organisé et elle devait choisir une tenue digne d'une princesse, dont le déguisement lui avait été imposé. Elle tira sur la ficelle qui se trouvait entre la grande armoire et la porte de sa chambre. Une sonnette retentis dans le long couloir derrière. Après quelques courtes seconde, une jeune demoiselle tapota à sa porte. Blythe demanda a faire venir sa grande malle. La jeune fille acquiesça puis referma derrière elle.

    Près de son lit, une petite coiffeuse avait été installé, sur laquelle Blythe avec déposés tous ses objets personnel. Deux parfums français, ainsi qu'une brosse a cheveux, des poudres provenant tout droit d'Inde et des papillotes qu'elle avait acheter ici, à Londres pour décorer les cheveux. Elle décrocha une longue tige en bois qui tenait avec un petit anneau en métal, et sa longue chevelure tomba gracieusement sur sa nuque. Un châtain qui s'illuminait royalement au brun de soleil qui soudainement venait de réapparaitre, telle une princesse au réveil. Elle réajusta une mèche rebelle puis alla ouvrir la porte au domestiques qui venait apporter la grande malle que Blythe désirait.

    Elle y rangeait toutes ses robes de grandes occasions. Elle ne savait laquelle choisir. Les deux hommes qui portait la grande valise, la posèrent devant le lit, puis l'ouvrirent. Les deux mains dans le dos, il sortirent de la pièce pour attendre sur le seuil de la porte que Blythe ai terminé et qu'ils puissent récupérer la malle. Deux femmes étaient rester avec B. pour l'aider à s'habiller. Lorsque la malle fut ouverte, le jeune femme poussa un léger cris de joie, elle souriait. Elle s'agenouilla près de la malle pour toucher ses si belles tenues. Elle les regarda unes a unes, puis finis par en essayer deux. L'une était toute blanche, et avait été confectionner dans le nord du pays par une couturière hors paire. De brillants joyau étaient disposé le long du tissu qui centrait la robe. Le corsage derrière la serrait beaucoup, mais Blythe avait l'habitude, cela lui donnait juste un dos plus courbé, mais la souffrance était partie avec le temps. après dix bonnes minutes devant la glace, Blythe passa à la suivante. Une robe noire arrivant tous droit de Paris, où elle avait été faite par une amie de son père. D'une forme très singulière pour l'époque, Blythe en avait le coup de cœur. Un col très serré au coup, constitué d'un voile, jusqu'au corsage qui lui entourait le dos et la taille. Une structure en ivoire très ronde sur laquelle tombait des couches de tissus, noirs, voilé, blanc... Des petits émeraudes blancs étaient accrochés autour de la taille de Blythe et au pied de sa robe. Une ouverture longeait sa robe, jusqu'au genoux, une chose dont a l'époque était pratiquement inimaginable. Pour rappeler l'esprit de princesse, celle-ci y ajouta de jolis escarpins blancs, avec une petite courrones en ivoire blanche aussi. Elle décora le tout avec de grands sautoirs blanc et argentés puis elle fut enfin prête.
    Blythe regarda l'une des domestique, et lui adressa un grand sourire. Celle-ci lui rendit et elle referma la malle. Blythe s'assit a sa coiffeuse, reformula quelques mèches avec sa brosse a cheveux, puis se leva et partis. Les domestiques refermèrent la porte derrière elle. Elle dévalla les grands escaliers de l'hôtel puis appela l'une des voiture qui se trouvait a l'entrée, s'y introduit et donna l'adresse au chauffeur.

    Vingt minutes plus tard, elle était là, à l'entrée. elle devait maintenant trouver ce Heatcliff, qu'elle n'avait jamais vu. Elle aperçut quelques personnes attendant sagement leurs accompagnateurs et accompagnatrices, et fit de même. Elle se mit a attendre près d'un jeune homme qui paraissait hâté et qui tenait un sourire singulier. Elle le regarda d'un air malicieux, puis lui demanda, qui il attendait. Il lui tendit gracieusement un bout de papier épais sur lequel était écrit a l'encre de chine, les trois mots que formait Blythe Jane Bowen. Elle lui sourit, puis lui montra son papier a elle. Les deux jeunes gens se sourirent puis se prirent par le bras. Ensemble ils montèrent les marches de la grande salle qui accueillait le bal.
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MessageSujet: Re: ▬ topic groupé   Dim 4 Oct - 20:31

La soirée se passait bien ; les danseurs défilaient au centre de la salle de bal, un sourire sur les lèvres. La musique classique distrayait les esprits vagabonds et le labyrinthe voyait balader bien des couples. Monsieur Lancaster, maître de cérémonie, souriait, scrutant chacun de ses conviés. Il invita quelques jeunes femmes à danser, leur apprit quelques pas que l'on dansait en France et fit le tour des appartements. C'est alors qu'il arriva dans le salon des dames. Au centre de la pièce, un corps meurtri avait été déposé sur le carrelage en argile. Nulle goutte de sang n'était présente sur le sol mais il repéra bien vite une plaie encore récente sur le côté droit de la poitrine de la jeune femme. Ses cheveux étaient attachés en arrière, son visage impeccablement soigné. Elle était déguisée en ange ; elle portait une longue robe blanche, et des manches bouffantes à chacune de ses extrémités. Des cris d'horreur résonnaient dans la pièce, tandis que monsieur Lancaster éloignait les dames. Il s'approcha du cadavre et tenta de discerner son pouls du sien. Mais il ne sentait rien. La jeune femme était d'ores et déjà décédée.

    Chacun de vous doit poster à la suite de ce message en répondant indirectement à ces questions : votre personnage a-t-il aperçu la scène et en est-il le témoin ? A-t-il repéré le coupable ? Que faisait-il à cet instant-là ? Vous devez savoir que la femme décédée était une courtisane, inconnue de Londres et plutôt discrète. Elle ne possédait pas de partenaire car elle avait refusé cette solution. Essayez de faire plutôt court, pour que chacun puisse poster plusieurs fois et cela fera ainsi avancer l'action !
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Heathcliff Tom Winewright
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MessageSujet: Re: ▬ topic groupé   Sam 10 Oct - 18:28

    Heathcliff sourit à la princesse qui avait omis de mettre une couronne. Comme elle était jolie. Il s'approcha d'elle - un certain sixième sens, ou une voix intérieure, le poussait à s'avancer vers la demoiselle. Son air espiègle mais ses yeux doux lui hurlaient que c'était elle, sa cavalière pour une soirée - ou plus, qui savait ? Enfin. Il tira délicatement de sa poche un papier, où était écrit le fameux non de sa cavalière. H l'avait pris, au cas où il aurait la langue trop pâteuse par le trac pour prononcer correctement un prénom, ce qui lui arrivait de plus en plus en ce moment - il fallait croire que quelque chose de mauvais se tramait. Quand il lui donna le papier, il savait déjà que c'était elle et non la délicieuse demoiselle qui se tenait à côté d'elle ; de toute façon, la sienne était une véritable altesse. Le dandy ne pouvait pas s'empêcher d'avoir une pensée un peu dérisoire, c'était dans sa nature, le coquet.
    Un sourire et l'affaire était conclue. Il n'espérait pas plus de paroles, voire rien. Tout semblait se faire naturellement, comme si ils suivaient un rôle dans une pièce de théâtre. Mais il n'y avait jamais de femmes dans les actes, seulement des hommes ayant des rôles féminins – ce qui n'ôtait pas la beauté de l'œuvre.

    Il lui tendit son bras, qu'elle prit avec grande délicatesse. Leurs regards se croisèrent plusieurs fois encore, accompagnés de sourire. Aucune utilité de faire connaissance, ils semblaient qu'ils savaient tous les deux que toutes ces petites choses allaient se faire plus tard.
    Les gens se retournaient quand ils passaient, quel couple atypique en réalité ! Un indien et une princesse ; comme c'était original et bien fait. Plutôt amusant, et Heathcliff riait de cette situation. Il se trouvait en infériorité devant sa cavalière, mais peu importait, il n'était pas là pour danser seulement. Il savait que cette soirée allait être exceptionnelle. Il lui suffisait seulement d'attendre un peu ; d'ailleurs, il vit un homme s'engouffrer dans le salon des dames avec un ange. Le dandy haussa un sourcil. L'individu aurait pu trouver un meilleur endroit pour avoir une relation charnelle avec une femme...
    Pour détourner son attention, il invita sa jolie cavalière à danser :

      Vous accorderez bien une danse à un chef indien, chère princesse ?


    Elle eut à peine le temps de répondre qu'il entamait une valse effrénée au même rythme que la mélodie de l'orchestre. Leurs pas s'accordaient parfaitement, personne ne pouvait dire qu'ils n'étaient pas compatibles. H&B étaient à eux deux les maîtres de la soirée.

      Je n'ai jamais entendu parler de vous à...


    Quand soudain, une dizaine de cris laissa la phrase d'Heathcliff en suspens. Il évita d'avoir un sourire ; Blythe pouvait à tout moment le voir. Sans trop discuter, ils montèrent naturellement à l'étage, dans le salon des dames. L'ange était à terre, Mr. Lancaster près de la morte. Une de moins, qu'est-ce que cela pouvait-il changer ? Bien qu'elle fut très belle, d'un charme singulier, même baignant dans le sang, Heathcliff avait beaucoup de mal à s'appitoyer sur le sort de cette demoiselle – qui n'avait sans doute pas plus de cerveau que les autres demoiselles de son âge... Mais où était l'homme ?

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