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 ▬ contexte.

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AuteurMessage
Le joyeux dandy
can you keep a secret ?
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relations&co..
you are the game`s master ..:

MessageSujet: ▬ contexte.   Mer 20 Mai - 15:06








    Bienvenue à Londres, en 1890. Londres, ville fascinante où se mêlent rumeurs et trahisons à l'heure du thé. Ville meurtrière même. Ici les domestiques volent les robes de leur maitresse, si tant est qu'elles ne soient pas en train de verser quelque poison mortel dans la soupe de ces ladies aux boucles blondes. Les dandys échappent aux règles de bienséance le temps d'une nuit et sont le gagne pain des courtisanes assoiffées. Les classes populaires se plaisent à admirer l'aristocratie se débattre dans ses propres pièges. Tout le monde cache un secret. L'intérêt est seulement de le découvrir.

    Depuis les années 1860, Londres est la capitale de la prostitution. Jack l'éventreur est l'assassin, entre le trente et un août et le neuf novembre 1888 d'une demi-douzaine de ces courtisanes aux yeux de biches. De vagues rumeurs ne tardent pas à faire vibrer le tout Londres, car chacun sait qu'il n'existe rien de plus alléchant qu'un secret que l'on doit découvrir. Mais personne ne sembla s'en offusquer. L'aristocratie anglaise fait bien moins de manières quand il s'agit de la classe inférieure. Mais n'est-ce pas légitime?



« Londres, le cinq novembre 1888.
Une autre fille a disparu. Une de plus. Une des nôtres. Encore.La matrone de Golden Valley dit que nous n'avons pas à nous inquiéter. Qu'elle est juste partie parce qu'elle était lâche et incapable. Incapable de soutenir le regard insistant de ces dandys aux intentions peu catholiques. Mais je sais que tout cela n'est que mensonge. Les autres courtisanes font semblant d'y croire. Pour se rassurer sans doute. Elles ne veulent pas penser qu'un assassin rôde dans les rues sombres et lugubres de notre chère Londres. Qu'il les cherche. Qu'il attend. Qu'il les observe. Moi, je sais qu'il est là, quelque part. On me dit folle. Je me prétends lucide. Quatre prostituées ont déjà été retrouvées mortes, torturées. Et je suis persuadée que cette fille sera la cinquième. »

« Londres, le six novembre 1888.
Ils l'ont retrouvé. Ils évitent d'en parler quand c'est possible. Mais ils l'ont retrouvés. Deux policiers et un moine ont ramené son corps sans vie, rougi par le sang et noirci par les coups, à Golden Valley ce matin. Le petit religieux a présenté ses condoléances à la matrone, effondrée sur le sol. Il lui a précisé que, comme pour les quatre autres, il ne pourrait y avoir de cérémonie. Il m'est impossible d'enterrer une prostituée, madame. Vous savez bien que Dieu n'accepte pas qu'une fille d'Eve ne pervertisse son âme de la sorte. C'est ce qu'il a dit. Presque mot pour mot. Alors la matrone les a congédié, et a emmené la fille jusqu'au petit salon privé. Elle l'a couché sur le divan. Ce divan cent fois témoin de nos ébats. Toutes les filles de Golden Valley étaient réunies autour d'elle. Alors la matrone nous a dit de faire attention à notre peau. De rester enfermée ici jusqu'à ce que les autorités ne découvrent le meurtrier. Mais je sais que, dehors, tout le monde se fiche du destin tragique d'une quelconque courtisane. Dehors, la vie continue. Les ladies, insouciantes, dansent dans des robes à deux mille livres. Les dandys sont aux champs de courses, pariant plus d'argent sur un stupide canasson que je n'en aurais jamais. Tout le monde se fiche de notre existence malheureuse. Et s'il faut rester ici jusqu'à ce que le coupable ne soit démasqué, nous risquons d'attendre bien longtemps. »

« Londres, le huit novembre 1888.
L'air, gelé, grisant, me glace le sang et j'ai l'impression que je ne plus rien penser. Est-ce mon tour ? Serais-je la sixième sur cette liste cruelle et impénétrable. Est-ce vraiment mon cadavre que le moine et les deux policiers déposeront sur le palier demain à l'aube ? Pourtant j'ai obéis. Et Dieu sait que ce n'est pas mon fort. Mais j'ai obéis. J'ai obéis parce que j'avais peur, comme toutes les autres, d'être la suivante. Sauf que cela n'a rien changé. Je ne suis pas sauvée. Aucune d'entre nous n'est à l'abri et j'ai reçu, ce matin, un billet frissonnant et destructeur. Tu périras dans les abimes de l'enfer. Comme les autres, tu périras, catin. »
EXTRAIT DU JOURNAL INTIME D'UNE COURTISANE.



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