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 LEANDRE&MARLEY ▬ who's john doe?

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marley iseult baxter
ADMINETTEembras(s)e-moi
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relations&co..
you are the game`s master ..:

MessageSujet: LEANDRE&MARLEY ▬ who's john doe?   Dim 15 Nov - 16:02


W H O ' S J O H N D O E ? léandre&marley


L’après-midi avait été fatiguant. Les dandys avaient été nombreux à frapper à la porte de Violet. Elle avait d’ailleurs elle aussi été très exigeante, en ce jour de visite. A l’extérieur, la pluie battait de son plein, sur la route dégagée. Des voitures s’y garaient et les étalons huaient, sans doute par la fraîcheur de l’air. Les pantoufles de verre claquaient sur le sol de marbre de l’hôtel particulier des Hemingway. Londres était endormi, hormis les quelques domestiques qui s’activaient afin de répondre aux exigences de madame. Le ciel gris enlaçait la capitale anglaise. Jamais Marley n’y avait pu voir autant de profondeur, autant de couleurs dispersées. Accoudée sur le rebord de la fenêtre, profitant de l’absence de la maîtresse de maison, elle avait écrit une lettre à sa mère, partie au fin fond de la campagne écossaise pour quelque temps. La nostalgie l’avait envahie, malgré elle. Elle n’avait qu’une poignée d’années, lorsqu’elle entrât dans cette bâtisse et commençât à servir miss Violet. Elle aperçut alors, dans le froid, dehors, le cocher de la maison, attelant son plus bel étalon. Marley sortit de l’hôtel et s’approcha de lui. Le vent frappa de plein fouet son doux visage. Les gouttes de pluie perlaient sur ses joues roses. Elle n’osa pas lui demander ce qu’il faisait. Elle l’observa, simplement. Ses pieds s’enfonçaient, progressivement, dans la neige blanche. La jeune domestique aurait tant voulu courir, courir vers la campagne, voir les étangs désormais glacés, les taillis où les lièvres couraient, les bottes de foin dans les prés des paysans … Elle aurait tant voulu fuir et rejoindre sa mère, en Écosse. Mais elle ne pouvait pas. Elle était prisonnière d’elle-même. Non pas qu’elle n’eût pas le courage de fuir pour acquérir une certaine liberté. Mais à quoi bon ? Elle périrait sans doute, dans le froid et la faim. Et elle serait oubliée. Oubliée de tous. De ce cocher, qui ne faisait pas attention à elle et qui préparait son étalon à la robe isabelle, de sa maîtresse qui trouverait bien vite une autre femme de chambre, de Léandre qui l’enterrerait grâce à une nouvelle maîtresse …
Les coups de vingt-deux heures sonnaient. Non loin, les lumières des bâtisses aux alentours s’éteignaient. La nuit embrasait Londres. Demain, un nouveau jour commencerait. Pour l’heure, Marley devait préparer sa maîtresse et la border. C’était son rôle, et elle ne mettait jamais en péril son métier. Elle l’attendait sur le carrelage blanc de sa chambre. Leurs regards se croisèrent. La domestique s’empressa de la changer et de la mettre au lit, sans un mot et disparut, la seconde suivante. Elle n’aimait pas rester avec elle, le soir. Elle n’aimait pas écouter ses exploits du jour, à savoir avoir enlacé un dandy, l’un des plus reconnus de Londres. Lors de ces narrations, une pointe de jalousie emplissait la jeune femme et elle détestait cela. Elle éteint donc la lumière et se précipita sous la couette, âpre et rêche. Mais un bruit la réveilla. Des pas s’approchant de son balcon. Elle plissa les yeux, ses paupières se fermant et s’enfonça sous sa couette. Sa respiration était rapide et nerveuse. Qui pouvait lui rendre visite, à une heure si tardive comme telle ? Elle en oublia presque qu’elle était seule dans la chambre et se cacha sous son oreiller brodé de son prénom. Puis, un grincement de porte se fit entendre. Celui de sa fenêtre, sans doute. Comment cet inconnu avait-il pu ouvrir la porte et accéder à la chambre ? Ce qui était certain, c’était que ce cher John Doe était à l’intérieur de la chambre et qu’il allait la trouver, frissonnante. « Marley ? Es-tu là ? » C’était une voix masculine ; c’était sa voix. Elle sortit de sous la couette et allait s’extirper de son lit mais s’aperçut de la tenue qu’elle portait. N’était-ce pas grossier qu’un dandy ne la voit de tel ? Elle s’empressa d’allumer la lumière et resta au fin fond de son lit. Léandre la scrutait, amusé et s’assit à côté d’elle. Ses cheveux bruns étaient légèrement ébouriffés. Mais que faisait-il ici, au juste ? Elle lui avait interdit de venir ici, si ce n’est pour voir Violet. Elle savait qu’il n’était pas vraiment apte à garder un secret commun avec elle. Un crissement et un cri se firent entendre sur le chemin terreux à côté. La domestique sursauta et partit sur le balcon, d’un geste vif. « Du calme, ce n’est qu’un affreux cheval. Allons, n’aie pas peur. Suis-je aussi effrayant que cela ? Toi, tu ne l’es pas, du moins. » Il accorda un coup d’œil à sa tenue et Marley dut attraper un peignoir jaune afin de se protéger. Elle était vêtue d’une légère robe en dentelle qui lui arrivait au niveau des mollets. Elle s’approcha de Léandre, le fit taire et se rassit sur son lit. Ce n’était pas une tenue pour une lady, et encore moins pour une domestique, quelle qu'elle soit.
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Léandre Ange Woodsen

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MessageSujet: Re: LEANDRE&MARLEY ▬ who's john doe?   Mar 17 Nov - 15:53


© hydrique & chime


Je détestais ces journées sombres et pluvieuses où je restais enfermé toute la journée en compagnie de mes domestiques. Je détestais ne rien faire si ce n'était lire devant la fenêtre et regarder la pluie tomber. Parce que la pluie était quelque chose que je trouvais magnifique et poétique. Le bruit de l'eau qui tombait me donnait envie de sortir et de me coucher dans l'herbe pour sentir cette eau tomber sur mon corps. Je savais que ce n'était pas une chose que les dandys faisaient, seulement je n'étais pas un dandy ordinaire, il m'arrivait souvent d'avoir des idées un peu folles. Et je nous imaginais, Marley et moi nous embrassant sous la pluie. J'avais interdit les visites aujourd'hui, mes domestiques étaient dans l'obligation de dire que j'étais occupé et que j'étais donc dans l'impossibilité de recevoir mes hôtes, quels qu'ils soient. Et peu importait ce qu'ils allaient en penser, s'ils voulaient ne plus revenir c'était leur problème et je n'en avais que faire. J'étais soulagé, ces visites incessantes me fatiguaient, m'exaspéraient. C'étaient principalement de superbes ladys qui croyaient que j'étais l'homme qui leur fallait. Malheureusement elles se trompaient. Certaines avaient des raisons de penser qu'elles avaient une chance étant donné que j'aimais les charmer, leur glisser des sous-entendus, par simple amusement. Parce que j'aime voir leurs yeux pétiller de la sorte quand elles se disent "ça y est, c'est le bon". Elles m'amusaient. Leur naïveté, leur pureté me charmait. J'adorais les femmes mais une plus particulièrement : Marley, encore et toujours. Rien que penser à elle me rendait fou. Cela faisait plusieurs jours que je n'avais plus posé mes lèvres sur les siennes. Le gout me manquait terriblement. Son odeur aussi. Mais elle m'avait interdit toutes sortes de choses de peur d'être découverts. Avait-elle oublié que j'étais capable de tout, que j'aimais braver l'interdit, les danger, prendre des risques et sentir l'adrénaline monter ? La nuit commençait à tomber et j'avais déjà prévu ce que je voulais faire.

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