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 m& v ▬ l'exquise blonde plantureuse et la princesse des glaces.

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violet ivory hemingway
✿ la princesse des glaces

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MessageSujet: m& v ▬ l'exquise blonde plantureuse et la princesse des glaces.   Lun 23 Nov - 20:41





    l'exquise blonde plantureuse & la princesse des glaces .
    « la jalousie est comme un acide qui attaque d'abord le cœur du jaloux lui-même pour atteindre ensuite celui qu'il jalouse. » - ostad elahi.

Ce matin là, Violet avait enfilé sa plus belle robe et mit des fleurs dans ses cheveux. Bien entendu, elle n'avait pu se résoudre à pousser le vice jusqu'à sublimer ses fines lèvres de rouge. Bien entendu. Cependant, elle osait croire qu'elle était au moins aussi jolie que ne l'était sa domestique, en dépit du pauvre morceau de tissu qui lui servait de jupon. A vraie dire, et même si elle portait de vertigineux talons blancs, Violet restait moins grande et moins élancée que sa femme de chambre. De même, sa peau était moins laiteuse, ses lèvres moins pulpeuses et sa poitrine moins bombée. Constations qui, avec le temps, avaient mené à la conclusion tout à fait déplorable que Violet était moins tout. Et la seule chose à laquelle elle eut été meilleure que Marley Baxter était la méchanceté. Et l'argent, peut être aussi. Domaines dans lesquels elle excellait d'ailleurs depuis toujours. Au moins pouvait elle prétendre au titre de princesse des glaces, à défaut de celui de l'exquise blonde plantureuse, déjà occupé par sa femme de chambre.
v i o l e t - petite garce, siffla Violet entre ses dents, espérant secrètement que Marley lui demanderait de répéter - chaque occasion de l'humilier étant bonne à prendre.
Violet fusilla Marley du regard, qui, de son côté, fit mine de ne pas s'en être aperçue. Violet la détestait. Non. Elle la haïssait. Sentiment profondément désagréable puisqu'en tant que lady haut placée, elle n'aurait du éprouver pour cette vulgaire domestique rien de plus que de l'indifférence. A vraie dire, Violet aurait même du ne pas se rendre compte de la présence quasi-constante de Marley à ses côtés. Elle aurait du être invisible. Or, Violet était jalouse. Et de façon si incessante et si maladive que c'en était à peine supportable. Le pire, dans toute cette histoire, étant qui l'en était ainsi depuis toujours. Ou presque. Marley avait commencé par lui voler son douzième anniversaire, prenant un malin plaisir à engloutir l'intégralité du sempiternel caramel d'anniversaire de Rosie. Elle avait ensuite aspiré à devenir sa meilleure amie, dans l'espoir de mieux la détester. Chose que, bien entendu, Violet n'avait pas permis. Après tout, Marley était le présent d'anniversaire que l'amiral Hemingway avait offert à Violet, le jour de ses douze ans. Marley était un objet, un jouet, un pantin dont Violet s'efforçait de tirer les fils invisibles. Cependant, tout cela n'était rien, comparé aux propos insupportables que Marley avait osé tenir le jour de ses seize ans. Le jour de la cérémonie funéraire en l'honneur de feu Mr Hemingway. « Mr Hemingway était comme un père pour moi, vous savez bien. » Violet dut retenir un violent hoquet. Chaque fois qu'elle se remémorait la scène, elle était soudainement prise d'une furieuse envie de vomir. Alors, comme chaque fois qu'elle se sentait trop mal, et parce qu'elle ne savait faire que ça de toute façon, Violet se mit à narrer à Marley ses aventures passées. Le genre de choses qui n'arriveraient jamais à la pauvre femme de chambre qu'elle était.
v i o l e t - marley, viens dont près de moi. prends mon bras, s'il te plait. je vais te dévoiler un secret...
Marley s'exécuta en silence, les yeux rivés sur le sol, attendant certainement avec appréhension l'humiliation à venir. Violet glissa son bras sous celui, plus mince, de sa domestique, et la força à ralentir. Elle voulait être certaine qu'elle entendrait très distinctement chacun de ses mots.
v i o l e t - te souviens-tu de mr woodsen, marley ? il est venu quelques fois me rendre visite.
Marley s'arrêta brusquement, et Violet dut tirer de toutes ses forces pour l'obliger à la suivre. Bien sûr qu'elle se souvenait de Léandre Ange Woodsen. D'abord parce que c'était le genre de visage tout à fait charmant qu'on peinait à effacer de sa mémoire. Mais aussi et surtout parce que le dandy avait un jour laissé échapper qu'il avait, à plusieurs reprises, rendu visite à une certaine Mlle. Baxter. Il n'avait pas fallut plus de deux secondes à Violet pour faire le rapprochement avec l'affreuse blonde qui, quelques années plus tôt, lui avait déjà volé son cœur. Violet ignorait si ces petits rendez-vous nocturnes dans la chambre de bonne de Marley avaient cessés, mais si tel n'était pas encore le cas, cela n'était plus qu'une question de temps.
v i o l e t - eh bien, figures-toi qu'il m'a récemment convié à diner en compagnie de sa famille. et tu connais les dandys de son espèce, marley... à vraie dire, non, tu ne fréquentes pas l''aristocratie, bien sûr. mais laisse - moi te dire que, lorsque qu'un homme comme mr. woodsen invite une lady de mon âge à souper, c'est qu'il a une idée derrière la tête. quelque chose qui commencerait par un m... vois - tu où je veux en venir, marley ?
Violet marqua une pause dans son monologue, observant avec une attention démesurée, presque sadique, le visage de Marley se décomposer. Et elle pouvait jurer sans se tromper que jamais de sa vie elle n'avait assisté à un spectacle plus agréable. Ou lorsque le monde, si délicieux et pourtant si fragile, de l'exquise blonde plantureuse s'effondre comme un château de carte.



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marley iseult baxter
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MessageSujet: Re: m& v ▬ l'exquise blonde plantureuse et la princesse des glaces.   Jeu 26 Nov - 23:42

Habituellement, le dimanche matin était uniquement consacré aux visites des plus élogieux dandys de tout Londres mais aujourd’hui, Violet avait désiré se rendre à Hyde Park. Elle avait exigé également que l’on la vête de façon élégante et que l’on la coiffe d’un peigne fin et d’un ruban rouge épar noué autour de ses cheveux. Elle avait également déposé quelques lilas sur ses fins cheveux blonds. Marley s’était exécutée, s’activant un peu plus, à la moindre remarque de la part de sa maîtresse. Le visage de celle-ci était décomposée ; son sourire était absent. Elle-même semblait être ailleurs. Mais la domestique ne l’interrogea pas, elle savait pertinemment qu’il valait mieux ne pas déranger miss hemingway, lorsque celle-ci se préparait, aussi silencieuse qu’elle pût paraître. Elle tira sur le ruban qui nouait sa taille fine et le serra, jusqu’à ce que Violet retienne sa respiration, le visage rouge de fureur. Elle n’était pas sans savoir que Marley ne connaissait pas la douceur et si même elle l’eût connu, il n’est pas dit qu’elle en aurait usé. Elle avait été élevée dans une ferme et avait passé de nombreuses années à servir le thé, dans un salon, à Charing Cross. Alors, si, à l’âge de douze ans, elle avait déménagé chez les hemingway, elle n’avait tout de même pas appris toutes les bonnes manières afin de satisfaire sa maîtresse. Marley ne haïssait pas Violet, bien au contraire. Elle l’appréciait, malgré la réticence de cette dernière à faire connaissance avec sa domestique. Mais, bizarrement, cette liaison très étroite surprenait Marley et l’attirait. Elle n’avait jamais apprécié les choses simples ; elle préférait ce qu’elle n’avait pas. Obtenir ce que l’on souhaite et non ce que l’on a déjà, c’était sa devise. Secrètement, la jeune femme pensa à son père, à présent en Europe. Il avait sûrement dû trouver une énième lady, à qu’il avait dû faire un enfant qui ne le comblerait pas par la suite. Marley détestait son père, si l’on peut l’appeler de tel. Cela n’avait jamais été son père, à vrai dire.
    v i o l e t - marley, viens dont près de moi. prends mon bras, s'il te plaît. je vais te dévoiler un secret...

Violet avait attiré sa domestique contre son flanc et avait approché ses fines lèvres de l’oreille de celle-ci, avant de lui prendre le bras et, de ce fait, l’adapter à sa vitesse, minime. Marley s’exécuta, se doutant que sa maîtresse l’humilierait, une nouvelle fois. A présent, elle était habituée. Non pas qu’elle y eût pris goût mais plus rien, de la part de Violet, ne l’étonnait ni la surprenait. Elle était presque habituée, immunisée contre sa méchanceté, contre son dédain. Elle jeta un coup d’œil aux bancs de Hyde Park où des jeunes dandys étaient assis, discutant de leurs chevaux favoris.
    v i o l e t - te souviens-tu de mr woodsen, marley ? il est venu quelques fois me rendre visite.

Violet la scruta un moment avant de reprendre sa marche. Elle s’en souvenait même très bien. Léandre était son amant et elle l’aimait. Mais cela devait rester secret car une relation entre un dandy et une domestique était évidemment interdite. Marley hocha discrètement la tête et fit la moue, comme si elle désirait passer outre les recommandations de sa maîtresse. Violet aligna ses pas, feutrés, fixant le sol, d’un sourire machiavélique.
    v i o l e t - eh bien, figures-toi qu'il m'a récemment convié à dîner en compagnie de sa famille. et tu connais les dandys de son espèce, marley... à vraie dire, non, tu ne fréquentes pas l’aristocratie, bien sûr. mais laisse-moi te dire que, lorsque qu'un homme comme mr. woodsen invite une lady de mon âge à souper, c'est qu'il a une idée derrière la tête. quelque chose qui commencerait par un m... vois - tu où je veux en venir, marley ?

Violet avait prononcé ses mots de son intonation habituelle ; chacune était différente mais une nette intensité avait appuyé la lettre m et le nom de mr. woodsen. Elle attendit une réponse de la part de sa domestique mais celle-ci n’en fit aucune. Elle continua de sa moue intempestive mais elle mourrait d’envie de laisser seule sa maîtresse et de s’enfouir sous sa couette. Elle dût se faire violence, afin de ne pas laisser échapper quelques larmes. Marley serra les lèvres, mordillant chacune d’elles, d’une force magistrale. Elle détestait montrer son côté faible et elle détestait également le montrer devant sa maîtresse. Elle lâcha son bras et ferma les yeux quelques instants. Elle avait besoin d’air ; elle étouffait avec cette lady qui ne voulait que la blesser. Etait-elle au courant entre le dandy et elle ? Etait-ce pour cette raison que Violet souhaitait tant la blesser ? Ou était-ce vrai, tout ce qu’elle lui contait ? Marley n’en savait rien. Elle était effrayée par tout cela. Trop de questions se bousculaient, au sein de son esprit.
    m a r l e y - est-ce vrai, miss violet ? vous devez être tellement contente de cette nouvelle. c’est une excellente nouvelle. pourquoi ne pas annoncer tout cela à vos amis. allons, rentrons à l’hôtel, voulez-vous ?

Sa voix se brisa au dernier mot. Elle ne voulait pas céder. Pas maintenant. Elle tira le bras de sa maîtresse et la fit asseoir sur un banc en bois ciré. Le soleil pesait sur ses épaules et le poids qu’elle soutenait chaque jour s’accumulait un peu plus. Ses prunelles brûlaient vives au soleil. Le ciel semblait l’attendre, à bras ouverts. Violet, quant à elle, prenait son mal en patience et attendait le moindre signe de faiblesse de la part de sa dite domestique pour contrattaquer.
    v i o l e t - en effet, je devrais avertir chacun de mes amis. mais tu sais, marley, je suis jeune et j’ai tout le temps devant moi. et bien que l’annonce de mes futures fiançailles me bouleversent au plus haut point, je dois rester calme et continuer à le charmer. mais, tu ne m’as pas félicitée. as-tu quelque chose à me dire, marley ? tiens, asseyons-nous quelque temps et discutons. as-tu, toi aussi, des projets de fiançailles ?

Violet lui tendit un sourire forcé, mais Marley sut qu’elle prit du plaisir à la regarder, de son air hautain. Elle la connaissait tellement bien, tandis que sa maîtresse ne la connaissait que très peu. Que savait-elle d’elle ? Presque rien. Néant. Elle devait sûrement penser qu’elle est la fille d’une femme de chambre et d’un cocher et qu’elle a toujours servi les uns et les autres. Mais tout cela est faux. Marley haussa les épaules, ce signe confirmant la victoire de Violet. Du moins pour celle-ci. Elle se leva, entraînant sa domestique avec elle et marcha sur la pelouse verdoyante du parc. Marley, quant à elle, la suivait dignement, de sa silhouette élancée. Elle pensait encore et encore à Léandre. Aurait-il pu lui faire cela ? Elle l’ignorait. Profitait-il d’elle, à ce point ?
    m a r l e y - quand allez-vous dîner chez les woodsen, miss violet ?
    v i o l e t - certainement samedi prochain. la date n’est pas encore confirmée par sa famille mais j’ai noté son enthousiasme et sa vivacité à m’inviter. seras-tu présente à mon mariage, marley ? je l’espère bien car je pense que mr. woodsen t’apprécie. pas comme il m’apprécie, moi, mais il t’aime bien.
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